Planeturex place l'utilisateur dans le rôle d'un architecte de mondes : chaque paramètre modifié — distance à l'étoile, composition atmosphérique, structure interne — déclenche un recalcul immédiat de la température, du rayonnement et de la stabilité de l'eau. Ce retour en temps réel est le cœur de l'expérience : déplacer le curseur de CO₂ d'un cran peut faire basculer une planète tempérée vers un effet de serre incontrôlable ou vers un gel total.
Un éditeur planétaire structuré et lisible
L'éditeur principal s'organise en quatre onglets — Orbite, Structure, Atmosphère, Eau — accessibles depuis une carte récapitulative qui affiche en permanence le nom de la planète, sa température, son score de vie et sa classification climatique. L'onglet Orbite permet de choisir le type d'étoile (naine rouge, solaire, géante bleue), de régler la distance en unités astronomiques et l'excentricité orbitale. L'onglet Atmosphère propose des curseurs distincts pour le CO₂, l'oxygène et l'azote, ainsi que des préréglages rapides : atmosphère terrestre, azote mince, riche en CO₂ ou vide. Chaque réglage s'accompagne d'un aperçu miniature de la planète mis à jour instantanément.
Simulation, défis et progression
- Les simulations à long terme permettent de vérifier si un monde reste stable dans le temps.
- Des défis contraints forcent à maîtriser le système plutôt qu'à procéder par essais aléatoires.
- La comparaison de plusieurs configurations planétaires aide à isoler les facteurs déterminants pour l'habitabilité.
- Un système de progression attribue des points XP — par exemple +50 XP à la création d'une planète — et des titres comme Architecte au fil des jalons atteints.
Ce qu'il faut savoir avant de commencer
L'application fonctionne avec des unités métriques ou impériales, configurables dans les réglages. Les valeurs de référence terrestres — 15,0 °C, 1,00 AU, 1,01 atm, 1,00 g — servent de point de comparaison constant. Un point de friction notable : le score de vie affiché sur 100 reste relativement opaque quant à la pondération exacte de chaque paramètre, ce qui peut rendre l'optimisation difficile à interpréter pour les nouveaux utilisateurs.
Planeturex ne prétend pas être un cours de planétologie, mais il impose une rigueur suffisante pour que chaque victoire — une planète qui atteint enfin les conditions de vie — ait le goût d'une vraie découverte.
Une palette visuelle qui évoque d'autres univers
Les bleus océaniques profonds, les oranges lumineux et les dorés qui traversent l'interface de Planeturex rappellent étrangement l'esthétique de certains jeux de simulation à thème aquatique — où la lumière filtre depuis la surface et où chaque jauge colorée indique une tension entre deux états. Cette cohérence chromatique donne à l'application une identité visuelle forte, dans laquelle les curseurs et les indicateurs de progression semblent appartenir à un même système plutôt qu'à des écrans séparés.